Le ruban rose et le ruban jaune

Il fait temps magnifique ; Emilie et Frédéric sont venus me chercher à la gare en m’expliquant qu’ils avaient à la dernière minute décidé d’en profiter pour promener le bébé. La petite Lison, à peine quatre mois, est toute éveillée et regarde tout le monde de ses grands yeux. Elle m’observe avec une curiosité toute particulière ; je m’étonne à voix haute qu’elle soit aussi consciente des autres à son âge. Frédéric m’explique fièrement qu’elle a regardé les gens dès qu’elle a ouvert les yeux pour la toute première fois. « A la maternité, dit-il, elle a regardé le gynécologue, puis elle m’a regardé et a regardé sa mère ».

La conversation tourne autour du bébé ; car aujourd’hui, ce n’est pas le couple que je suis venue photographier, mais l’enfant. Nous arrivons chez Emilie, Frédéric et Lison ; la salle de séjour est assez spacieuse, et surtout, je le constate avec satisfaction, lumineuse. Le soleil de l’après-midi entre par les fenêtres.

Frédéric m’offre un verre de grenadine, et je commence à déballer mon matériel, mes réflecteurs et mon diffuseur. Emilie me montre des rubans colorés qu’elle a préparés sur mon conseil ; il y en a un jaune, un rose fuschia, un vert et un rouge. Je compte les donner au bébé pour qu’il joue, et peut-être en nouer un autour de sa tête. Emilie m’explique que ces rubans sont un souvenir d’enfance et qu’elle est passée les chercher exprès chez ses parents: « ce sont les rubans que ma mère me mettait dans les cheveux quand j’étais petite!», dit-elle. Voilà qui me réjouit ! Ces derniers temps, j’ai ressenti de plus en plus l’importance de la filiation, la valeur de ces petits objets qui passent de génération en génération. Je suis ravie de disposer pour ma séance de prises de vue d’un symbole aussi fort.

Après quelques tests de lumière, nous entreprenons, Emilie et moi, de nouer le ruban rose autour de la tête de la petite. Mais celle-ci est très active et curieuse, et veut jouer avec le ruban coloré. Il est d’ailleurs trop court pour que nous puissions faire un beau nœud. Nous lui adjoignons le ruban jaune et installons Lison à plat ventre sur une peau de mouton qu’elle a pour son berceau. Je commence à prendre des photos ; la petite bouge beaucoup et attrape le ruban qu’elle tire et mordille. Pendant ce temps, sa mère attire son attention derrière moi pour qu’elle regarde dans ma direction. Cela me donne l’occasion de faire une jolie photo spontanée.

Quelques instants plus tard, Lison a complètement défait les rubans et joue à les froisser et à les mordiller. Je continue à prendre des photos ; elle sourit beaucoup et s’amuse visiblement. Puis Emilie l’appelle à ma gauche, Lison se redresse sur ses coudes et lève la tête, et je saisis un instant de grâce, un regard tout de douceur pour sa mère.

Je me suis régalée à photographier cette petite. Vous pouvez voir les autres photos de la séance sur www.flotographe.fr

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