Café et aiguilles à coudre

C’était au printemps dernier, le 21 mai pour être exact. C’était le jour des noces de Valérie et Sébastien. Valérie s’était rendue chez le coiffeur dès 8h, mais de toute façon elle n’arrivait plus à dormir depuis 6h du matin, toute tendue qu’elle était à l’idée de la cérémonie. En tout cas, elle savait qu’on serait aux petits soins pour elle chez le coiffeur : la propriétaire du salon n’était autre que sa cousine Magali, qui était aussi son témoin. Ce matin-là, Magali avait fermé son vaste salon du le 17e arrondissement de Paris pour se consacrer exclusivement à sa cousine. Elle travaillait en papotant et en riant, s’interrompant parfois pour nous proposer du café et des chouquettes. Les cheveux afro de Valérie étaient longs à coiffer, et le temps filait. Puis c’est la maquilleuse qui est arrivée et à commencé à s’affairer tandis que Magali entreprenait de coiffer ses propres cheveux. La lumière du jour entrait à flots par la vitrine – une aubaine pour moi. Je suis restée le plus souvent dos à la fenêtre pour l’exploiter au mieux. J’avais amplement le temps de prendre de beaux clichés des unes et des autres, et même de m’arrêter sur des détails. Comme cette tasse de café posée au milieu des accessoires de maquillage qui semblait résumer l’ambiance du moment. Les couleurs vives de la trousse et des fards à paupières ont attiré mon regard ; j’ai ôté le couvercle des fards, ouvert mon objectif au maximum pour créer un effet de flou en arrière-plan… Voilà!

La matinée est passée, il est déjà presque 11h et nos mariés ne sont pas encore habillés. Nous avions prévu de commencer les photos de couple au parc vers cette heure-là. Retour précipité au domicile des mariés donc, et habillage. Le salon est spacieux, mais les parents et les témoins y circulent : impossible donc pour Valérie de s’habiller là.

Elle choisit une chambre petite mais heureusement lumineuse ; j’ouvre en grand volets et rideaux pour laisser entrer la lumière. La question du recul, en revanche, est plus délicate : je n’en ai pas du tout. Le grand lit double prend presque toute la place, ne laissant que des couloirs d’un mètre le long des murs. L’usage de l’objectif grand-angle s’impose. Je cherche le meilleur point de vue, et me retrouve assise sur le lit, au fond contre le mur, à cadrer Valérie, sa belle-sœur et Magali qui s’affairent debout contre un grand miroir. j’aime ce miroir, il a l’avantage d’agrandir un peu la pièce et de renvoyer la lumière.

Valérie rit en enfilant sa robe avec l’aide des deux jeunes femmes ; mais soudain, elles s’aperçoivent qu’il manque une attache à la robe. Valérie pâlit, nous sommes déjà en retard. Toute de même confiante, je les laisse chercher les accessoires de couture et vais prendre quelques vues de Sébastien qui finit de s’habiller dans le salon. Quand je reviens dans la chambre quelques minutes plus tard, un nécessaire de couture est étalé sur le lit et elles finissent de recoudre l’attache manquante. Les deux jeunes femmes finissent de boucler la robe de Valérie, et celle-ci rit de soulagement.

Une minute plus tard, je photographie les regards émerveillés des mariés qui se découvrent mutuellement, et nous partons pour le parc. Heureusement, j’ai anticipé ce genre de contretemps et prévu large pour faire les photos de couple. On est toujours bousculé dans un mariage : il y a tant de choses à faire en si peu de temps. Le plus souvent, personne n’a même le temps de déjeuner!

Pour voir mes autres photos, rendez-vous sur www.florencedujarric.com!

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