Verre et rose

Nous sortons de chez le coiffeur le matin du 25 juin. Flora, qui dans quelques heures épousera Grégory, me demande si je suis sûre de vouloir photographier la séance de maquillage, car, prévient-elle, « c’est un peu sombre à l’institut de beauté ». Je lui réponds que je trouverai bien un moyen.

La première chose qui me frappe en arrivant à la boutique, c’est la couleur : rose. Tout est rose : les murs, les étagères, les produits, et même les affiches ont des dominantes de rose. C’est la couleur préférée de Flora : pas étonnant qu’elle soit une fidèle du salon ! Les esthéticiennes nous accueillent gentiment, nous proposent un thé et entraînent Flora dans une petite salle à l’arrière. Je la suis. C’est l’une de ces salles où l’on pratique massages et épilations, avec une table de massage, des murs assez fins qui l’isolent du reste de la boutique, un portemanteau, mais pas de fenêtre. Effectivement il y fait très sombre. La lumière tamisée est idéale pour la détente, mais pas du tout pour la photo, et, j’imagine, pas non plus pour le maquillage.

Mais j’ai vu en entrant comment remédier à cela. Je demande à la fiancée et aux esthéticiennes si elles ne voient pas d’inconvénient à ce que l’on travaille plutôt dans l’espace d’accueil juste derrière la vitrine. Cette vitrine est immense, elle va du sol au plafond et doit mesurer 2m50 de haut sur 5m de large ; même la porte d’entrée est en verre. Derrière, un espace d’1m50 de profondeur, des murs roses, deux chaises, des étagères et la caisse. Flora et la maquilleuse s’installent donc là. La vitrine les inonde d’une lumière parfaite, le rêve de tout photographe de mariage : abondante mais indirecte, enveloppante et toute douce.

La maquilleuse s’affaire ; Flora est belle et je me régale. Fond de teint, blush, fard à paupières. Devinez la couleur du fard à paupières ? Rose, bien entendu ! Un beau dégradé soutenu au coin de l’œil et qui évolue vers un blanc lumineux sur la paupière. Il ne manque plus qu’une touche de mascara bien noir pour rehausser le tout.

Et voilà que Louise, l’un des deux témoins de Flora, arrive à l’institut où la fiancée lui avait donné rendez-vous. Elle voit tout de suite son amie derrière la vitrine ; tout excitée au matin de ce grand jour, elle colle son visage à la vitre et la gratifie d’un grand sourire avant d’entrer. Les cheveux de Louise volent au vent, et l’on voit des reflets sur le verre. J’ai juste le temps de braquer mon objectif vers elle pour immortaliser ce moment de joie.

Enfin, le dernier coup de pinceau et de rouge à lèvres appliqué, l’esthéticienne tend un miroir à la fiancée. Elle l’examine d’un œil d’abord critique en haussant les sourcils, demande une légère retouche, après quoi elle reprend le miroir, et y jette cette fois un œil fier et satisfait. J’en profite pour lui demander d’incliner très légèrement le miroir de manière à y voir son reflet ; elle me regarde par miroir interposé, je mets au point et je saisis l’instant.

Flora et Grégory étaient si contents du résultat qu’avec leur permission, j’ai mis sur mon site internet www.flotographe.fr un échantillon des photos de toute leur journée de mariage !

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