Les joies du fisheye

Cette année, le Père Noël m’a fait cadeau d’un fisheye : un objectif très particulier qui doit son nom d’ « œil de poisson » à la forme étrangement courbe de sa lentille. Sa distance focale est extrêmement courte, ce qui fait qu’il « voit » tout dans un angle de 180°. En d’autres termes, quand je vise un objet droit devant moi, je vois aussi mes pieds.

Il déforme les perspectives, courbe l’horizon et les autres lignes droites, accentue les effets de profondeur.

Etrange objectif pour un mariage ?…

Pas tant que ça.

J’ai eu l’occasion de l’étrenner pour le mariage de Stéphanie et Corentin, et je me suis régalée. Il faut dire aussi que Corentin et Stéphanie étaient de beaux modèles, pleins de confiance et d’enthousiasme.

Par exemple, dans ce petit kiosque en grillage entortillé du Parc de Bagatelle, les proportions des sujets au centre sont naturelles, mais l’objectif a complètement recourbé les colonnes, qui étaient droites dans la réalité, créant un cadre arrondi qui évoque un nid. Évidemment, trouver le meilleur point de vue est délicat : trop près du sol, la voûte grillagée s’éloignerait beaucoup, on verrait beaucoup trop les gravillons, et les pieds des mariés seraient plus gros que leur tête. Trop haut, la robe serait diminuée et les fronts proéminents.

Ailleurs dans le parc, il y avait une cascade et un petit passage qui menait juste en-dessous. Un endroit très romantique ; mais voilà, il n’y avait qu’un mètre de recul pour photographier les mariés sous la cascade. Seul le fisheye pouvait englober tout un décor si proche, nous offrant une vue sur l’ensemble de la cascade.

L’opération restait tout de même acrobatique : le seul endroit d’où il était possible de prendre la photo était un rebord rocheux d’un mètre de haut, mouillé et rendu complètement lisse par l’écoulement continu de l’eau . Pour y accéder, il fallait traverser une zone boueuse et extrêmement glissante : dès que j’y ai posé le pied, j’ai dérapé et me suis retenue in extremis. Les petites chaussures que je porte pour les mariages sont toutes plates et lisses.

C’est dans les situations extrêmes qu’on reconnait un bon assistant. Frédéric était là, et ses chaussures étaient plus solides que les miennes. C’est lui qui est allé se percher, au péril de ses os (et de mon appareil photo !) pour prendre cette photo unique.

C’est ensuite à la Mairie de Neuilly que se sont mariés Corentin et Stéphanie. La salle des mariages était somptueuse ; j’aurais regretté de ne pouvoir prendre de vue d’ensemble. Mais grâce au fisheye, sur cette image tout y est : le maire, les mariés debout, radieux, les invités, les portes monumentales, la grande fenêtre, les dorures, le plafond peint.

Et encore une petite photo au fisheye en arrivant le soir au Domaine de la Corniche !

Avec la permission des mariés, j’ai mis ces photos ainsi que beaucoup d’autres prises avec mes autres objectifs sur mon site www.florencedujarric.com, rubrique « Reportages complets » !

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Une réflexion sur “Les joies du fisheye

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